Modifié le 22/04/2026

Acheter sur plan, c’est bien plus que choisir une adresse. C’est l’opportunité, rare dans l’immobilier, de façonner son futur espace de vie avant même que les murs ne soient construits. En VEFA (Vente en l’État Futur d’Achèvement), les Travaux Modificatifs Acquéreurs (les TMA) permettent d’adapter le plan, les finitions, l’agencement et les revêtements à ses besoins réels. Cette liberté reste encadrée, limitée dans le temps et soumise à des contraintes techniques. Amenatys vous explique ce que vous pouvez modifier, comment formuler votre demande, ce que ça coûte, et surtout, ce qu’il ne faut pas rater.
Ce qu’il faut retenir :
Lors d’un achat en VEFA, le promoteur propose un plan standard défini selon des critères de construction, de réglementation thermique (RE 2020) et d’accessibilité. Ce plan de base peut toutefois être ajusté grâce aux Travaux Modificatifs Acquéreurs (TMA), un dispositif qui donne à l’acquéreur le droit de demander des modifications sur son futur logement avant le démarrage du chantier, ou en cours de construction si les délais le permettent.
La personnalisation ne se résume pas à choisir la couleur d’un mur. Elle touche aussi bien la distribution des pièces que les prestations sanitaires, les revêtements de sol, l’implantation de la cuisine ou encore l’agencement des rangements. Chaque modification approuvée fait l’objet d’un avenant au contrat de vente, avec un plan actualisé.
En France, et notamment dans les grandes métropoles, les promoteurs intègrent de plus en plus souvent un catalogue d’options et de prestations à la carte, proposé dès la phase de réservation. Ce catalogue donne une première image des personnalisations possibles, mais il ne couvre pas toujours l’ensemble des modifications envisageables.
Les travaux modificatifs acquéreurs ouvrent des possibilités réelles pour adapter l’intérieur de son appartement à ses attentes personnelles. Voici les principales catégories de modifications autorisées.
Les demandes les plus fréquentes portent sur les cloisons (déplacement ou suppression d’une cloison non porteuse pour agrandir une pièce de vie ou créer un espace ouvert), sur l’électricité (ajout de prises, modification de l’éclairage) et sur la plomberie (remplacement d’une baignoire par une douche à l’italienne, installation d’une deuxième vasque, création d’une arrivée d’eau pour un lave-linge en cuisine).
Le choix des revêtements de sol est l’une des personnalisations les plus accessibles : carrelage grand format, parquet contrecollé, béton ciré… En fonction de l’offre du promoteur, l’acquéreur peut sélectionner ses finitions dans un catalogue ou faire une demande spécifique hors catalogue. Les finitions murales : peinture, enduit, faïence de salle de bains, relèvent parfois des prestations standard, parfois des TMA, selon le cadre fixé par le promoteur.
Pour une famille avec enfants, un télétravailleur ou une personne à mobilité réduite, les besoins en agencement sont très différents d’un plan standard. Les TMA permettent de créer un bureau dédié, un dressing intégré, un espace de jeu ou d’adapter l’accessibilité du logement. Ces modifications à caractère structurel sont généralement plus complexes à valider et nécessitent une étude de faisabilité par le promoteur et son architecte.
La liberté de personnalisation reste soumise à un cadre réglementaire strict. Certaines modifications sont tout simplement impossibles, quelle que soit la volonté du promoteur ou de l’acquéreur.
Sont notamment interdits :
Le promoteur reste seul responsable de la conformité du bâtiment aux normes en vigueur. Il dispose d’un droit de refus si les modifications demandées contreviennent au Code de la Construction ou compromettent les garanties (décennale, biennale, parfait achèvement). Dans les faits, les demandes bien formulées et présentées tôt sont très souvent acceptées.
Le temps est le principal ennemi des TMA. La demande doit être formulée dans le mois suivant la signature du contrat de réservation, idéalement dès ce même jour. Plus le chantier avance, plus les modifications deviennent techniquement impossibles, ou très coûteuses.
Certains promoteurs fixent un délai encore plus court (de 30 à 40 jours). Passé ce délai, les demandes peuvent être refusées sans recours. La règle d’or : anticiper. Avant même de signer, il est conseillé d’étudier les plans en détail et d’identifier les modifications souhaitées, au besoin avec l’aide d’un architecte d’intérieur.
Une fois la demande soumise par l’acquéreur, le promoteur dispose d’environ quatre semaines pour répondre. Si les modifications sont acceptées après étude de faisabilité, l’acquéreur reçoit un devis modificatif et un nouveau plan actualisé. Un simple retour signé « bon pour accord » suffit à valider les travaux modificatifs. Ces modifications sont ensuite intégrées au contrat de vente sous forme d’avenant et figureront dans les plans transmis au chantier.
À la livraison, lors de la remise des clés, l’acquéreur vérifie point par point que les TMA ont bien été réalisés conformément aux plans validés. En cas d’écart, des réserves peuvent être émises et consignées dans le procès-verbal de livraison.
Les travaux modificatifs ont un coût qui s’ajoute au prix du logement. Ce coût se décompose en deux parties : les frais d’étude de faisabilité facturés par le promoteur (généralement entre 180 et 650 € TTC selon les acteurs du marché) et le coût réel des travaux, facturé par les entreprises intervenant sur le chantier (plombier, électricien, maçon…).
Certains promoteurs proposent des grilles tarifaires prédéfinies pour les options les plus courantes, ce qui facilite la constitution du budget. Pour les demandes hors catalogue ou à caractère plus personnel, un chiffrage spécifique est nécessaire. Il est fortement conseillé de prévoir une enveloppe TMA dès la construction du plan de financement, car ces coûts ne sont pas inclus dans le prix affiché du logement.
Le paiement suit l’échéancier VEFA : un acompte de 50 % est versé à la signature de l’acte authentique de vente chez le notaire, le solde à l’achèvement des travaux modificatifs. Cette logique d’appels de fonds est la même que pour le reste du projet immobilier.
Les travaux réservés désignent les postes de travaux que l’acquéreur choisit de ne pas confier au promoteur, pour les réaliser lui-même ou les déléguer à un artisan de son choix après livraison. C’est par exemple le cas d’un parquet posé par soi-même, de la peinture ou de la pose de luminaires.
Attention : tous les travaux réservés ne sont pas possibles. Le promoteur peut refuser certains postes (la pose de carrelage, par exemple) s’ils sont susceptibles d’impacter les normes acoustiques ou d’engager sa responsabilité. Dans ce cas, la prestation reste à sa charge et dans son périmètre.
En résumé : les TMA = modifications réalisées par le promoteur avant ou pendant la construction. Les travaux réservés = prestations retirées du contrat et prises en charge par l’acquéreur après livraison des clés.
Un logement personnalisé en VEFA n’est pas seulement plus confortable au quotidien, il peut aussi se distinguer sur le marché de la vente. Un appartement dont l’agencement intérieur a été pensé sur mesure, avec des finitions de qualité, une cuisine bien implantée et un espace de vie optimisé, répond à des attentes que les logements standards ne couvrent pas toujours.
Dans des villes à marché tendu, où l’offre de logements neufs reste limitée, les appartements disposant d’un caractère personnel affirmé, résultant de modifications réfléchies, trouvent plus facilement preneur et peuvent justifier un prix de cession plus élevé.
Chez Amenatys, nous accompagnons nos acquéreurs à chaque étape de leur projet immobilier, y compris dans la phase de personnalisation. Voici les conseils que nous leur donnons systématiquement.
Avant la signature :
Après la réservation :
À la livraison :
Notre équipe est à votre disposition pour vous accompagner dans la lecture de vos plans, l’évaluation de vos options et le suivi de vos demandes de modifications. Prenez contact avec votre responsable de programme Amenatys dès la phase de réservation.
1. Qu’est-ce qu’un TMA en VEFA ?
Un TMA (Travaux Modificatif Acquéreur) est une modification demandée par l’acquéreur sur le plan initial de son logement neuf, avant ou pendant la construction. Cela peut concerner les cloisons, l’électricité, la plomberie ou les revêtements. Ces modifications font l’objet d’un avenant au contrat de vente.
2. Quand faut-il faire sa demande de TMA ?
La demande doit être soumise dans le mois suivant la signature du contrat de réservation, idéalement le jour même. Plus la demande est tardive, plus les modifications risquent d’être techniquement impossibles ou refusées. Certains promoteurs fixent un délai encore plus court de 30 à 40 jours.
3. Combien coûtent les travaux modificatifs acquéreurs ?
Les frais d’étude de faisabilité varient de 180 à 650 € TTC selon les promoteurs. S’y ajoutent les coûts réels de construction selon la nature des modifications. Il est conseillé de prévoir une enveloppe TMA dès la constitution du budget, car ces coûts s’ajoutent au prix du logement.
4. Peut-on modifier les cloisons et l’agencement de son appartement ?
Oui, dans la limite des contraintes techniques et réglementaires. Les cloisons non porteuses peuvent être déplacées ou supprimées. Les murs porteurs, les parties communes et les aménagements restreignant l’accès PMR ne peuvent pas être modifiés. Le promoteur évalue la faisabilité de chaque demande.
5. Les TMA ont-ils un impact sur la date de livraison ?
Certaines modifications complexes peuvent allonger les délais de livraison. Le promoteur précise l’impact éventuel sur le planning lors de l’étude de faisabilité. Pour éviter tout retard, il est recommandé de soumettre ses demandes le plus tôt possible, avant le démarrage du chantier.